Le pari de la durée et de la robustesse

En 2018, CEFAM –ATLAS soufflera son demi-siècle de tables élévatrices. L’unité de conception et fabrication est dans les mêmes murs depuis 1968, en plein cœur de la zone industrielle de l’Ormeau de Pied à SAINTES (Charente-Maritime).

Franklin Langdorf - PDG CEFAM-ATLAS

SUD OUEST édition du mercredi 15.02.2017 :

Son fondateur ? Un certain Pierre LUQUIAU. Au départ, ne sortaient que des machines et des bateaux métalliques. Puis, Pierre WILLIAMS-GOBEAUX  a diversifié l’activité vers les tables élévatrices et les monte-charges pour les industriels.

Depuis, CEFAM-ATLAS (Compagnie européenne de fabrication d’appareils de manutention) n’a plus quitté ce créneau. En 2003, Franklin LANGDORF devenait le PDG de l’entreprise après l’avoir rachetée, avec d’autres cadres, au groupe industriel qui en était propriétaire.

Avec la disparition de SAINTRONIC  l’année dernière, CEFAM ATLAS est devenu le premier employeur industriel du territoire. Avec 90 employés, Franklin LANGDORF n’en retire aucune gloire et regrette cet état de fait, né par défaut.

A l’image de ses produits, qu’elle veut robustes et durables, CEFAM-ATLAS tient bon. Discrètement. « On a connu une baisse liée à la désindustrialisation, mais 2016 a été une très bonne année grâce à la relance des investissements privés ».

Est-ce que cela va durer ? « On a actuellement un carnet de commandes équivalant à quatre mois de travail. Notre charge est supérieure à la moyenne des dernières années, croise les doigts le PDG. Fin 2016, on  eu une très belle commande pour DUBAÏ, pour du ferroviaire. »

L’entreprise saintaise a deux vrais concurrents sur le créneau des tables élévatrices, deux sociétés françaises. CEFAM ATLAS se distingue par le sur-mesure. Son bureau d’étude compte dix personnes.

« Notre métier, c’est de soulever des charges et que ça puisse durer dix, quinze ans. Notre savoir-faire est là. Les clients ont des demandes de plus en plus compliquées. A nous d’apporter la réponse technique. »

Une table monte et descend certes, mais elle peut aussi pivoter. Les combinaisons s’avèrent parfois complexes. Compte tenu de cette particularité historique, chaque pièce est unique. Les tables et monte-charges sont conçus à SAINTES, en fonction des prescriptions du client, puis sont assemblés sur place. Selon leur taille, ils sont livrés par camion au moyen de convois exceptionnels.

Soudeurs, métalliers, câbleurs électriciens, câbleurs mécanique hydraulique, peintres, usineurs sont les métiers que l’on retrouve sous les grandes hauteurs de l’usine.

La plupart des pièces mécaniques sont fabriquées ici. Les vérins sont maison. « Les personnels que l’on emploie sont des gens qualifiés », souligne Franklin LANGDORF.

Avant de quitter les entrepôts, chaque table élévatrice subit un contrôle qualité qui doit garantir qu’elle supportera et élèvera, en toute sécurité, le poids demandé.

CEFAM-ATLAS assure également l’entretien et la remise en état du matériel qu’elle a vendu plusieurs années en arrière. La remise à niveau représente environ 10% du chiffre d’affaires, estime Franklin LANGDORF.

Lequel considère que « si on continue à bien faire notre travail », il n’y a aucune raison pour que CEFAM ATLAS soit chatouillé par une quelconque concurrence étrangère.

« On a de l’antériorité, de l’inventivité. » 

 

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